Sud-Kivu : des notables Banyindu alertent le Président Tshisekedi sur les menaces sécuritaires à Mwenga

Dans une lettre du 18 Septembre 2025,  adressée au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et transmise pour information à plusieurs hautes autorités du pays, des notables Banyindu du territoire de Mwenga et de la diaspora tirent la sonnette d’alarme sur une situation sécuritaire jugée préoccupante dans la chefferie de Luindi, en territoire de Mwenga, province du Sud-Kivu.

 

Selon les signataires, des agissements attribués au colonel Vela Tshihutu, commandant du 3306ᵉ régiment basé à Mwenga, ainsi qu’à l’honorable Albert Kahasha, alias Foka Mike, seraient de nature à fragiliser la paix locale. Ces initiatives sont perçues comme des « manœuvres visant à déstabiliser la position stratégique de Luindi », bastion de résistance dirigé par le général Nyikiriba Matebura Daniel.

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« Une telle évolution risquerait d’ouvrir la voie à la déstabilisation non seulement de Mwenga, mais également d’Uvira et du Maniema », alertent les notables, craignant que les populations civiles soient exposées à de nouvelles violences.

 

Les auteurs de la lettre rappellent le massacre de Kasika du 24 août 1998, au cours duquel plus de 1 200 personnes dont des femmes, des enfants, des leaders religieux et des notables  avaient été tuées. Ils soulignent que la mémoire de ce drame reste vive et que tout affaiblissement sécuritaire pourrait raviver le risque d’une tragédie similaire.

 

Les notables dénoncent également des mort dans leur entité,  alors que la population venait de commémorer le 27ᵉ anniversaire de ce qu’ils qualifient de « premier génocide congolais de la deuxième République ».

 

Tout en saluant l’engagement des jeunes Wazalendo (VDP) à défendre l’intégrité territoriale « par patriotisme et non par cupidité », les signataires mettent en garde contre toute tentative visant à les désarmer, estimant qu’une telle démarche « accroîtrait la vulnérabilité des populations face aux menaces extérieures et intérieures ».

Ils appellent par ailleurs la communauté sœur Chinyabuguma/Bashi-Bahavu à intervenir auprès d’Albert Kahasha pour « l’aider à retrouver la voie de la responsabilité et de la cohésion nationale ».

La correspondance, a été transmise au ministre de la Défense nationale, au vice-premier ministre de l’Intérieur, au ministre des Droits humains, ainsi qu’aux députés du territoire de Mwenga et à plusieurs organisations communautaires.

Les notables Banyindu demandent l’implication personnelle du Chef de l’État pour “le débordement” et éviter un nouveau drame dans cette partie du Sud-Kivu.

 

La lettre est signée par plusieurs personnalités, parmi lesquelles les députés, les leaders religieux, les professeurs et leaders sociaux originaires du territoire de Mwenga.

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