Dans le cadre de sa politique de lutte renforcée contre la pollution atmosphérique, le Rwanda a lancé officiellement, vendredi 25 août, un nouveau programme national de tests d’émissions pour tous les véhicules à essence.
Une mesure stricte, mais qui s’accompagne de quelques exemptions précises prévues par un arrêté ministériel publié par le Ministère de l’Environnement et validé par le gouvernement.
Ce texte vient réviser la réglementation de 2018, avec pour objectif majeur de réduire la pollution générée par le parc automobile, considérée comme une menace croissante pour la santé publique et l’environnement. Désormais, tout véhicule à essence devra passer une inspection technique spécifique sur ses rejets polluants pour obtenir un certificat de conformité, indispensable pour circuler légalement dans le pays.
Les principales exemptions prévues
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Les véhicules neufs bénéficient d’une période de grâce
Les voitures à essence mises en circulation depuis moins de deux ans sont dispensées du test obligatoire. Cette mesure prend en compte les performances environnementales des véhicules modernes, généralement conformes aux normes d’émissions durant leurs premières années d’utilisation. À noter que cette exemption ne s’applique pas aux véhicules d’occasion importés, qui devront obligatoirement subir un test dès leur immatriculation au Rwanda. -
Les véhicules étrangers en séjour temporaire
Les véhicules à essence en transit ou en séjour de courte durée (moins de trois mois) sur le territoire rwandais sont également exemptés de l’obligation. Cette tolérance vise à faciliter le tourisme et les échanges régionaux. Au-delà de trois mois de présence, un test d’émissions devient obligatoire. -
Des dérogations pour des trajets restreints
L’arrêté prévoit également des exceptions pragmatiques pour les véhicules en cours de mise en conformité. Ainsi, un véhicule peut circuler sans certificat uniquement pour des trajets directs et limités, notamment :
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du centre d’inspection vers un garage pour réparation ;
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de la fourrière vers un garage ;
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du garage vers le centre d’inspection pour une contre-visite ;
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du point d’entrée au pays (douane) vers un entrepôt ;
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ou encore de l’entrepôt vers un centre de contrôle agréé.
Avec cette réforme, le Rwanda rejoint d’autres pays ayant instauré des contrôles techniques environnementaux pour réduire la pollution liée aux “véhicules épaves” et moderniser progressivement leur parc automobile. Le gouvernement insiste sur l’importance de ces mesures pour garantir un air plus sain aux citoyens et encourager la transition vers des moyens de transport moins polluants.
Les automobilistes concernés sont invités à se rapprocher des centres d’inspection agréés par l’Agence rwandaise de gestion de l’environnement (REMA) afin de se conformer à la nouvelle réglementation. Tout véhicule circulant sans certificat, en dehors des exemptions prévues, s’expose désormais à des sanctions.