ONU : un rapport accable les puissances occidentales pour leur complicité dans le génocide à Gaza

Un rapport explosif présenté à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies par la Rapporteuse spéciale Francesca Albanese accuse plusieurs États, en particulier occidentaux, de complicité active dans le génocide en cours à Gaza.

Intitulé « Gaza Genocide: A Collective Crime », le document affirme que le massacre des Palestiniens est un crime collectif, rendu possible par « la complicité des États tiers » qui ont offert à Israël un soutien diplomatique, militaire et économique massif.

« Sans l’aide directe d’autres États, l’occupation illégale prolongée et la campagne génocidaire d’Israël n’auraient pu être soutenues », écrit Mme Albanese.

Le rapport dénonce une série de violations du droit international — fourniture d’armes, protection diplomatique systématique, coopération économique et inaction face aux décisions de la Cour internationale de justice (CIJ).
Il évoque également un « gouffre sans précédent entre les peuples et leurs gouvernements », accusant les dirigeants occidentaux d’avoir « trahi la confiance sur laquelle repose la paix mondiale ».

Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et plusieurs pays européens sont cités pour avoir continué à fournir des armes à Israël malgré les ordonnances de la CIJ et les mises en garde d’experts internationaux.
Le rapport rappelle que Washington a opposé sept vétos aux résolutions du Conseil de sécurité exigeant un cessez-le-feu.

Malgré la décision de la CIJ du 26 janvier 2024 reconnaissant un « risque grave de génocide » à Gaza et enjoignant les États à prévenir ce crime, « les puissances influentes ont continué à soutenir Israël politiquement et militairement », note le rapport.
Cette situation, selon la Rapporteuse, révèle « un effondrement du système international de protection des droits humains ».

Francesca Albanese appelle la communauté internationale à rompre toute coopération avec Israël, à imposer un embargo total sur les armes, à sanctionner les responsables et à reconnaître sans conditions l’État de Palestine.
Elle cite les précédents historiques de l’apartheid sud-africain et de la Rhodésie, estimant que « les mêmes mesures doivent s’appliquer face au régime colonial et ségrégationniste imposé au peuple palestinien ».

Alors que la CIJ a fixé au 18 septembre 2025 la date limite pour le démantèlement complet de l’occupation israélienne, le rapport avertit :

« Le monde se trouve au bord du gouffre entre l’effondrement de la légalité internationale et l’espoir d’un renouveau. »

Lire le rapport ici: Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 | OHCHR

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