Gatumba, 13 août 2025 — La communauté Banyamulenge, réunie autour de la Fondation Gatumba, a organisé ce mardi une cérémonie en mémoire des victimes du massacre survenu dans la nuit du 13 août 2004 au camp de réfugiés de Gatumba, en province de Bujumbura. Plus de 160 personnes avaient alors perdu la vie et plus d’une centaine avaient été blessées.
Vêtus de noir, les rescapés, familles endeuillées et membres de la diaspora ont rendu hommage à leurs proches disparus. Des témoignages ont rappelé la douleur et l’émotion qui restent vives plus de deux décennies après les faits.
La Fondation Gatumba et la communauté Banyamulenge ont exprimé le souhait de voir l’enquête sur ce drame progresser, afin que la vérité soit établie et que justice soit rendue. Elles ont également réitéré leur appel à toutes les parties concernées, y compris aux organisations internationales, pour contribuer à la recherche de solutions judiciaires.
Signalons qu’en 2004, le camp de Gatumba accueillait des réfugiés congolais, principalement originaires du Sud-Kivu, dans le cadre d’un dispositif du HCR. Dans la nuit du 13 août, des hommes armés ont lancé une attaque meurtrière. Selon plusieurs rapports, notamment de l’ONU et d’organisations de défense des droits humains, plus de 160 personnes ont été tuées et un enterrement collectif a eu lieu trois jours plus tard.
À l’époque, la revendication initiale de l’attaque avait été attribuée au mouvement rebelle burundais FNL-Palipehutu, avant qu’elle ne soit rétractée par son porte-parole. Les enquêtes menées par différentes instances internationales avaient indiqué que les Banyamulenge avaient été particulièrement visés.
Chaque année, cette date reste un moment de recueillement et de solidarité pour la communauté. Les rescapés affirment vouloir continuer à honorer la mémoire des victimes, tout en espérant que les efforts de recherche de la vérité aboutiront.