Neuf ans après l’assassinat tragique de l’expert des Nations Unies Michael Sharp au Kasaï, la fondation qui porte son nom sort du silence.
Dans une dépêche officielle publiée ce 16 janvier 2026, la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS) plaide pour que le procès en appel actuellement en cours à Kinshasa permette enfin d’établir l’intégralité des responsabilités.
La FOMIS a officiellement exprimé son adhésion au récent communiqué de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) daté du 6 janvier 2026. L’organisation s’engage à accompagner la Commission dans le suivi rigoureux de la procédure judiciaire jusqu’au verdict final.
Pour la Fondation, ce procès devant la Haute Cour Militaire est une étape cruciale pour corriger les lacunes du premier jugement rendu en 2022 par le Tribunal militaire de garnison de Kananga. La FOMIS insiste sur plusieurs points essentiels :
L’instruction doit être approfondie et impartiale pour identifier les « auteurs intellectuels et les commanditaires », et ne pas se limiter aux simples exécutants déjà condamnés.
Le procès doit établir l’ensemble des responsabilités pénales et hiérarchiques liées à ce meurtre emblématique.
La Fondation demande que des démarches soient entreprises avec célérité pour retrouver les ressortissants congolais portés disparus dans le cadre de cette affaire.
« L’engagement de Michael Sharp Jesse demeure un repère pour les artisans de la paix », souligne le document signé par Moïse Butimbushi, Président du Conseil d’Administration et Co-fondateur de la FOMIS.
À travers ce plaidoyer, l’organisation réaffirme sa détermination à lutter contre l’impunité en République Démocratique du Congo.